Nouvelle place : on fera appel à un promoteur

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L'accès à la nouvelle place.

 

La commune d’Aubel espère toujours créer une nouvelle place au centre, pour y aménager des logements et petits commerces, mais aussi un nouveau centre culturel et une nouvelle antenne de police. Mais la méthode va changer : exit le partenariat pu- blic-privé (PPP), on fera appel à un promoteur privé via des impositions urbanistiques.

Cette nouvelle place serait créée derrière l’ancienne gendarmerie, sur un terrain de 3.200 m2 au cœur du village. Un projet qui date depuis quelques années déjà, on l’avait évoqué fin 2008, mais qui tarde à se concrétiser.
Au début, la commune voulait utiliser la technique du partenariat public-privé (PPP). L’intercommunale SPI + avait d’ailleurs été mandatée pour réaliser le montage de l’opération. « Mais nous avons finalement abandonné cette option, explique le bourgmestre Jean-Claude Meurens. Parce qu’on se rend compte que ce n’est pas facile de trouver ce partenaire. Nous avons rencontré il y a quelques jours le fonctionnaire délégué de la Région wallonne pour avoir un programme avec les logements possibles. Quand nous aurons ce rapport, nous pourrons faire un cahier des charges pour choisir un promoteur. » Concrètement, le promoteur privé aurait à sa disposition le terrain pour construire des logements et des commerces. En échange, il construirait des bâtiments publics : un centre culturel avec des locaux pour l’académie et l’har- monie locale ainsi qu’une bibliothèque, un local pour les scouts et une antenne de police.
Mais l’opération est complexe. Car elle mêle aussi la zone de police et d’autres terrains appartenant à la commune d’Aubel. Avant de lancer ces projets, l’administration aubeloise aura besoin d’argent. Lorsque le centre de jour pour personnes handicapées du Bailou aura déménagé – il attend toujours des subsides – Aubel pourra vendre le centre récréatif de la rue de Battice à un promoteur.
« On attend le rapport du fonctionnaire délégué. Après on pourra réaliser un cahier des charges et lancer le projet, poursuit le bourgmestre. Mais il faudra encore deux ou trois ans avant que tout soit terminé. » 

B.B. (dans "La Meuse Verviers" du 5 décembre 2013).

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