Alimentation

  • 16 caméras à l’abattoir

    Au début du mois de septembre, un scandale éclatait autour de l’abattoir d’Izegem. Des images en caméra cachée avaient fuité, laissant entrevoir une maltraitance animale certaine au sein de l’abattoir. Aujourd’hui la FEBEV, la fédération belge de la viande, recommande aux abattoirs belges de s’équiper de caméras pour éviter de futurs problèmes. « Suite à certains scandales en Belgique, les grands groupes de vente sont aujourd’hui intransigeants sur le bon fonctionnement d’un abattoir », explique Jean-Claude Meurens, bourgmestre d’Aubel. C’est d’ailleurs pour cela et sur conseil de la Fédération belge de la viande (FEBEV) que l’abattoir d’Aubel sera bientôt équipé de plusieurs caméras. Si tout se passe pour le mieux au sein de l’abattoir aubelois et si toutes les règles y sont respectées, le scandale de l’abattoir d’Izegem qui montrait des animaux nonanesthésiés et encore conscients lors de l’égorgement, a fait pas mal de dégâts dans le monde de la viande. Aujourd’hui, pour ne pas perdre de gros clients, les caméras sont préférables. « La pose de ces caméras n’est pas obligatoire, mais elle nous est conseillée. Autant, alors, que nous le fassions », précise encore le bourgmestre.

    16 caméras seront installées prochainement. 6 à l’intérieur et 10 à l’extérieur du bâtiment.

    « Les caméras seront avant tout placées à des endroits dits stratégiques comme le lieu d’anesthésie ou encore la salle de saigne. Chaque caméra sera connectée au même serveur installé au sein de la direction. Elles permettront toutes de filmer de jour comme de nuit et seront équipées de détecteurs de mouvement. Ce qui nous permettra aussi de voir que personne ne s’infiltre au sein de bâtiment », raconte encore le bourgmestre.

    L’ensemble du conseil communal n’a pas hésité longtemps avant de voter ce point à l’unanimité, permettant ainsi de rassurer les clients de l’abattoir. 20.000 euros TVA comprises seront nécessaires à l’installation. 

    MB dans LA MEUSE VERVIERS du 15 novembre 2017

  • L’abattoir Lovenfosse d’Aubel teste les aliments sans OGM

    POUR LIMITER L’ODEUR DE VERRAT

    L’usine Dumoulin (AVEVE) de Hombourg ne manque pas de projets pour innover dans son secteur. La société vient d’ailleurs de lancer un concept alimentaire breveté. Il a été présenté lors de l’exposition agricole Agriflanders. Ce nouveau composé alimentaire a été testé à la ferme Royen à Thimister-Clermont, avec la collaboration de l’abattoir Lovenfosse d’Aubel et de l’institut de recherche ILVO.

    « Taintstop » permet de réduire l’odeur de verrat dans la viande de porc et se profile donc comme une réelle alternative à la castra- tion, qui devra être abolie dès 2018.

  • Testé sur les détenus à Andenne

    Bon pour leur santé et jugé savoureux

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    Les bienfaits d’une alimentation riche en oméga 3 ont été étudiés scientifiquement par plusieurs universités (Gand, l’ULB et l’UCL) et la Haute École Léonard de Vinci à Bruxelles. Pour ce faire, explique le Baelenois d’origine Yvan Larondelle, professeur de biochimie et de nutrition à la Faculté des bio ingénieurs Agrolouvain, on a substitué à certains aliments des menus traditionnels les mêmes mais riches en oméga 3, à l’établissement pénitentiaire d’Andenne. Et les résultats ont été éloquents pour les 74 détenus volontaires ayant participé aux analyses. Le deuxième chiffre de la tension artérielle (le plus bas, celui de la diastolique) a chuté de manière significative. Le bon cholestérol, lui, a augmenté chez les non-fumeurs. On a aussi constaté une présence moins importante d’acides gras saturés, soit de mauvaises graisses. Yvan Larondelle explique que si toute la population enrichissait ses menus aux Omega 3, on pourrait diminuer de plusieurs pour cent, voire de plus d’une dizaine, le nombre d’accidents cardiovasculaires. « Et tout ça, sans bousculer les habitudes alimentaires. »

    Les analyses ont été réalisées sur les détenus durant six semaines avec le menu standard non enrichi aux oméga 3. Ensuite, durant douze semaines, on a intégré dans les menus des aliments riches en oméga 3, sans cependant changer les recettes. La seule différence était la matière première. Un certain nombre de détenus avaient refusé de prendre part à l’expérience. Mais comme ceux qui y avaient goûté racontaient que les plats leur semblaient plus savoureux, certains des non-participants ont tenté de s’en faire servir. Preuve que les effets peuvent être également bénéfiques au niveau du palais…